Carnets de route


En 2009, tous les mercredis après-midi, Chrisitan Falone, éducateur de l’AMO Samarcande est venu proposer une activité aux jeunes qui côtoient SOS Jeunes Quartier Libre.

Il s’agit d’un enregistrement individuel de 60 minutes où un jeune peut exprimer ses opinions à bâtons rompus. Une occasion de mettre en scène un bout de sa vie, celui qu’il a choisi.

L’idée a non seulement été d’offrir un temps de parole individuel mais aussi d’élargir l’opportunité de s’exprimer à tout jeune qui le souhaite.

Plusieurs jeunes ont eu l’occasion de réaliser un enregistrement sonore et ont pu mettre en avant leur créativité : témoignages, poèmes, chansons, interventions musicales, etc.

L’objectif étant d’amener les jeunes à initier un travail de réflexion sur eux-mêmes.

Vous trouverez ci-dessous une sélection d’extraits :

- "Amina : Pourquoi est-on sur terre ?"

- "Bylal : témoignage d’un jeune MENA de Lybie"

- "MC : être quelqu’un de bien"

- "Le témoignage de Nanou"



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Billet d'humeur

NEET : le néant n’a pas d’avenir

Contraction de l’expression anglaise Not in Education, Employment or Training (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire), l’acronyme NEET désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi.
Vous imaginez aisément que, sans projet de vie, le jeune NEET n’a pas des dizaines de perspectives à long terme : on perçoit aisément les difficultés qui vont commencer à se présenter graduellement si le jeune ne parvient pas à sortir de ce « statut » qui
n’en est pas un. Les instituts de statistiques et les gouvernements ont commencé à s’intéresser à ce phénomène des NEET, car les autres données (telles que le taux du chômage ou le pourcentage de réussite des études ou même des échecs) ne rendent absolument pas pleinement compte de la situation des jeunes. Sans entrer dans les détails, on sait que la proportion de NEET chez nos jeunes a une furieuse
tendance à augmenter.
Les équipes de SOS Jeunes – Quartier Libre connaissent bien cet engrenage qui fait, petit à petit, qu’un sorti de l’école s’enlise. Plus de formation, pas d’emploi, pas de stage, il se replie sur lui et se démotive. On en vient ensuite à la dégradation de sa propre image et à la désaffiliation. On se doit d’agir en amont afin d’éviter de tomber dans l’engrenage des NEET. Parce que le néant n’a pas, soyons honnête, beaucoup d’avenir. Le projet « Un jour, demain ! », de notre antenne ixelloise Quartier Libre, vise notamment à informer les jeunes de ce qui est possible après l’école. Il s’adresse à un public particulier qui est constitué de jeunes de sixième année de l’enseignement spécial. Que se passe-t-il après l’école ? Comment entrer dans la vie active ? Un DVD reprend des témoignages d’aînés, connus des jeunes, qui racontent leur parcours… Une série de témoignages qui doivent permettre aux jeunes de prendre leur propre envol, une fois l’école quittée.

Amicalement à vous !
Raymond Vériter, Président.

14 octobre 2015