Former pour Emanciper


Le projet “Former pour émanciper” s’adresse

  • aux élèves des classes de troisième et quatrième profesionnelles vente,
  • de troisième et quatrième professionnelles aide familiale de l’Athènée Royal d’Ixelles et
  • de la classe de troisième technique sociale du Centre scolaire Eperonniers Mercelis.

A travers des animations et des activités pratiques sur différentes thématiques citoyennes (pauvreté, inégalités sociales, multiculturalité, racisme, exclusion …), le projet invite les élèves à développer leur esprit critique et leur capacité de réflexion, ce afin de redynamiser l’enseignement technique et professionnel et de re-motiver les élèves vis-à-vis de l’école.

Les objectifs du projet Former pour Emanciper

Le projet vise à oeuvrer pour une diminution du décrochage scolaire par la redynamisation de l’enseignement technique et professionnel et en développant l’esprit critique et la capacité d’analyse des élèves autour d’activités pratiques liées à la citoyenneté active.

En deuxième lieu, il apporte une réponse à la valorisation de la formation technique et professionnelle en permettant aux élèves, par le biais de ces activités, de transformer les concepts appris en classe en formes concrètes, tout en générant de nouveaux apprentissages scolaires. Par ce biais, ils perçoivent l’utilité de l’apprentissage scolaire technique et professionnelle et ses applications pratiques dans la vie active.

Dans un troisième temps, le projet permet de réorienter les élèves relégués dans des options “poubelles”, que bien souvent ils n’ont pas choisies, vers d’autres filières de l’enseignement qui correspondent à leurs véritables besoins.

Enfin, SOS Jeunes - Quartier Libre entend mener, à travers son expérience de terrain, une réflexion de fond sur la question scolaire afin d’intervenir en amont pour lutter contre le décrochage et l’exclusion des jeunes du milieu scolaire. Le but étant, à terme, de pouvoir transposer le modèle du projet dans d’autres établissements scolaires, fortement touchés par les problématiques de décrochages scolaires.

- Contact et information auprès de l’équipe de l’Accueil 24h/24 contact@sosjeunes.be



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Billet d'humeur

NEET : le néant n’a pas d’avenir

Contraction de l’expression anglaise Not in Education, Employment or Training (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire), l’acronyme NEET désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi.
Vous imaginez aisément que, sans projet de vie, le jeune NEET n’a pas des dizaines de perspectives à long terme : on perçoit aisément les difficultés qui vont commencer à se présenter graduellement si le jeune ne parvient pas à sortir de ce « statut » qui
n’en est pas un. Les instituts de statistiques et les gouvernements ont commencé à s’intéresser à ce phénomène des NEET, car les autres données (telles que le taux du chômage ou le pourcentage de réussite des études ou même des échecs) ne rendent absolument pas pleinement compte de la situation des jeunes. Sans entrer dans les détails, on sait que la proportion de NEET chez nos jeunes a une furieuse
tendance à augmenter.
Les équipes de SOS Jeunes – Quartier Libre connaissent bien cet engrenage qui fait, petit à petit, qu’un sorti de l’école s’enlise. Plus de formation, pas d’emploi, pas de stage, il se replie sur lui et se démotive. On en vient ensuite à la dégradation de sa propre image et à la désaffiliation. On se doit d’agir en amont afin d’éviter de tomber dans l’engrenage des NEET. Parce que le néant n’a pas, soyons honnête, beaucoup d’avenir. Le projet « Un jour, demain ! », de notre antenne ixelloise Quartier Libre, vise notamment à informer les jeunes de ce qui est possible après l’école. Il s’adresse à un public particulier qui est constitué de jeunes de sixième année de l’enseignement spécial. Que se passe-t-il après l’école ? Comment entrer dans la vie active ? Un DVD reprend des témoignages d’aînés, connus des jeunes, qui racontent leur parcours… Une série de témoignages qui doivent permettre aux jeunes de prendre leur propre envol, une fois l’école quittée.

Amicalement à vous !
Raymond Vériter, Président.

14 octobre 2015