L’insouciance, le bonheur, la candeur… voilà ce qui devrait être l’apanage de la jeunesse !
Mais, la réalité est souvent tout autre : confrontés à une société de plus en plus rude, une précarité grandissante, des défis de vie sans cesse multipliés, de plus en plus de nos jeunes sont obligés de se débrouiller seuls, de se débattre avec les moyens du bord, d’inventer tant bien que mal leurs solutions …
Nous en rencontrons beaucoup à SOS et leur détresse, leur souffrance, sont de plus en plus flagrantes ! Ils nous arrivent écorchés, révoltés, déstructurés, parfois déjà désenchantés …
Notre premier devoir est, bien sûr, de les accueillir et de les rassurer. Puis, très vite, nous cherchons avec eux quelles pourraient être les voies durables de réconciliation avec eux-mêmes et avec leur entourage.
Il s’agit de les aider à redonner sens à leur vie, de leur rendre l’envie d’élaborer des projets, de retrouver les balises affectives dont ils ont tant besoin.
Cette recherche, entreprise avec chaque jeune qui s’adresse à nous, constitue le fondement du travail individuel.
Mais notre action ne serait pas complète si nous ne nous intéressions pas aux défis majeurs que rencontrent les jeunes, en particulier dans une grande ville comme Bruxelles. C’est là que votre soutien nous permet de développer des « actions » plus spécifiques. Depuis quelque temps déjà, la question de l’Ecole, de son sens, de son ancrage dans la vie des jeunes, nous interpelle. Trop de jeunes décrochent ou sont abandonnés en rade du système scolaire…
Raymond Veriter - Président
Contraction de l’expression anglaise Not in Education, Employment or Training (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire), l’acronyme NEET désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi.
Vous imaginez aisément que, sans projet de vie, le jeune NEET n’a pas des dizaines de perspectives à long terme : on perçoit aisément les difficultés qui vont commencer à se présenter graduellement si le jeune ne parvient pas à sortir de ce « statut » qui
n’en est pas un. Les instituts de statistiques et les gouvernements ont commencé à s’intéresser à ce phénomène des NEET, car les autres données (telles que le taux du chômage ou le pourcentage de réussite des études ou même des échecs) ne rendent absolument pas pleinement compte de la situation des jeunes. Sans entrer dans les détails, on sait que la proportion de NEET chez nos jeunes a une furieuse
tendance à augmenter.
Les équipes de SOS Jeunes – Quartier Libre connaissent bien cet engrenage qui fait, petit à petit, qu’un sorti de l’école s’enlise. Plus de formation, pas d’emploi, pas de stage, il se replie sur lui et se démotive. On en vient ensuite à la dégradation de sa propre image et à la désaffiliation. On se doit d’agir en amont afin d’éviter de tomber dans l’engrenage des NEET. Parce que le néant n’a pas, soyons honnête, beaucoup d’avenir. Le projet « Un jour, demain ! », de notre Antenne ixelloise Quartier Libre, vise notamment à informer les jeunes de ce qui est possible après l’école. Il s’adresse à un public particulier qui est constitué de jeunes de sixième année de l’enseignement spécial. Que se passe-t-il après l’école ? Comment entrer dans la vie active ? Un DVD reprend des témoignages d’aînés, connus des jeunes, qui racontent leur parcours… Une série de témoignages qui doivent permettre aux jeunes de prendre leur propre envol, une fois l’école quittée.
Amicalement à vous !
1er janvier 2019