Edito


L’ école est un des lieux où, par excellence, les jeunes devraient s’épanouir, s’intégrer pour y construire leur identité et y développer la direction à donner à leur vie.

Or, le secteur est en souffrance : perte de sens pour beaucoup, crise de confiance des professeurs, manque d’établissements, persistance des
discriminations, perpétuation des inégalités sociales, violences psychologiques et physiques, ... sans compter, plus récemment, la lutte des parents pour pouvoir inscrire leurs enfants dans l’école secondaire de leur choix.

Pour tenter de remédier à certains de ces problèmes, il y a le nouveau décret « inscription » de la Communauté française de Belgique, destiné à
faciliter les modalités d’inscription pour les premières
secondaires.

Cependant, faire le ‘bon’ choix d’école pour leurs enfants reste problématique pour de nombreux parents. SOS Jeunes Quartier Libre, désireuse de promouvoir la réussite pour tous à l’école, a donc participé cette année à la campagne Marguerite afin de mieux informer les familles ixelloises sur le décret inscription pour les premières secondaires et pour les soutenir dans leurs démarches administratives.

L’école par ailleurs reste, - et ce de longue date -, au centre des préoccupations de SOS Jeunes Quartier Libre. Ainsi, avec son Service études et en concertation avec quelques établissements de son voisinage, SOS Jeunes Quartier Libre tente depuis quelques années de redynamiser l’enseignement traditionnel en y insufflant une dimension citoyenne et solidaire, tout en générant de nouveaux apprentissages scolaires.

« Trois jours pas comme les autres », organisés comme chaque année dans le cadre du Service étude, s’inscrit pleinement dans ce projet et vise à élargir ces expériences au plus grand nombre, au sein de nos écoles partenaires.

Raymond Vériter,
Président





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Billet d'humeur

NEET : le néant n’a pas d’avenir

Contraction de l’expression anglaise Not in Education, Employment or Training (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire), l’acronyme NEET désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi.
Vous imaginez aisément que, sans projet de vie, le jeune NEET n’a pas des dizaines de perspectives à long terme : on perçoit aisément les difficultés qui vont commencer à se présenter graduellement si le jeune ne parvient pas à sortir de ce « statut » qui
n’en est pas un. Les instituts de statistiques et les gouvernements ont commencé à s’intéresser à ce phénomène des NEET, car les autres données (telles que le taux du chômage ou le pourcentage de réussite des études ou même des échecs) ne rendent absolument pas pleinement compte de la situation des jeunes. Sans entrer dans les détails, on sait que la proportion de NEET chez nos jeunes a une furieuse
tendance à augmenter.
Les équipes de SOS Jeunes – Quartier Libre connaissent bien cet engrenage qui fait, petit à petit, qu’un sorti de l’école s’enlise. Plus de formation, pas d’emploi, pas de stage, il se replie sur lui et se démotive. On en vient ensuite à la dégradation de sa propre image et à la désaffiliation. On se doit d’agir en amont afin d’éviter de tomber dans l’engrenage des NEET. Parce que le néant n’a pas, soyons honnête, beaucoup d’avenir. Le projet « Un jour, demain ! », de notre Antenne ixelloise Quartier Libre, vise notamment à informer les jeunes de ce qui est possible après l’école. Il s’adresse à un public particulier qui est constitué de jeunes de sixième année de l’enseignement spécial. Que se passe-t-il après l’école ? Comment entrer dans la vie active ? Un DVD reprend des témoignages d’aînés, connus des jeunes, qui racontent leur parcours… Une série de témoignages qui doivent permettre aux jeunes de prendre leur propre envol, une fois l’école quittée.

Amicalement à vous !

1er janvier 2019