Edito


Le 12 août 2011 s’achevait l’année internationale de la jeunesse, initiée par l’Organisation des Nations Unies. Au cours de l’année écoulée, les jeunes auront particulièrement pu influencer le cours de l’Histoire en initiant des mouvements démocratiques partout dans le monde. Ils ont montré que, quelles que soient les circonstances, si on y croit et, surtout, si on le veut, un futur meilleur est toujours possible. Ils ont par là aussi démontré qu’il est indispensable de continuer à investir dans l’humain et dans les perspectives d’avenir de la jeunesse.

Chez nous, ce sont les mobilisations d’Indignés – des jeunes pour la plupart - qui ont mis en évidence leur profond désarroi face à l’avenir et leur ras-le-bol face à la précarité vécue actuellement par un nombre croissant d’entre eux, notamment en termes d’emploi, de logement, de soins,….

Mais d’une certaine façon, ces cris sont des appels à l’espoir. Si nous prenons le temps d’écouter ces appels et leur message, nous ne pouvons rester impassibles.

C’est pourquoi, nous travaillerons encore davantage afin de leur donner les moyens de préparer un avenir plus crédible et plus enthousiasmant. A notre manière, c’est ce à quoi nous travaillons inlassablement à SOS Jeunes depuis de nombreuses années

En 2012, l’association fêtera en effet déjà ses 35 ans. Pendant toutes ces années, SOS Jeunes a évolué en s’adaptant et en relevant les défis sans cesse renouvelés de son public.

Raymond Veriter

Président





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Billet d'humeur

NEET : le néant n’a pas d’avenir

Contraction de l’expression anglaise Not in Education, Employment or Training (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire), l’acronyme NEET désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi.
Vous imaginez aisément que, sans projet de vie, le jeune NEET n’a pas des dizaines de perspectives à long terme : on perçoit aisément les difficultés qui vont commencer à se présenter graduellement si le jeune ne parvient pas à sortir de ce « statut » qui
n’en est pas un. Les instituts de statistiques et les gouvernements ont commencé à s’intéresser à ce phénomène des NEET, car les autres données (telles que le taux du chômage ou le pourcentage de réussite des études ou même des échecs) ne rendent absolument pas pleinement compte de la situation des jeunes. Sans entrer dans les détails, on sait que la proportion de NEET chez nos jeunes a une furieuse
tendance à augmenter.
Les équipes de SOS Jeunes – Quartier Libre connaissent bien cet engrenage qui fait, petit à petit, qu’un sorti de l’école s’enlise. Plus de formation, pas d’emploi, pas de stage, il se replie sur lui et se démotive. On en vient ensuite à la dégradation de sa propre image et à la désaffiliation. On se doit d’agir en amont afin d’éviter de tomber dans l’engrenage des NEET. Parce que le néant n’a pas, soyons honnête, beaucoup d’avenir. Le projet « Un jour, demain ! », de notre Antenne ixelloise Quartier Libre, vise notamment à informer les jeunes de ce qui est possible après l’école. Il s’adresse à un public particulier qui est constitué de jeunes de sixième année de l’enseignement spécial. Que se passe-t-il après l’école ? Comment entrer dans la vie active ? Un DVD reprend des témoignages d’aînés, connus des jeunes, qui racontent leur parcours… Une série de témoignages qui doivent permettre aux jeunes de prendre leur propre envol, une fois l’école quittée.

Amicalement à vous !

1er janvier 2019