Edito


Le 26 avril dernier, SOS Jeunes - Quartier Libre participait à la fête des 20 ans du décret de l’Aide à la Jeunesse, organisée au Cinquantenaire à Bruxelles, où 700 travailleurs du secteur étaient présents.

Cette date anniversaire est pour nous l’occasion de vous rappeler l’essence même du travail de SOS Jeunes – Quartier Libre, en tant que service d’Aide en Milieu Ouvert de l’Aide à la Jeunesse.

L’Aide en Milieu Ouvert signifie que nous accueillons tous les jeunes en difficulté, en leur proposant un accompagnement, confidentiel et non-mandaté ; nous agissons donc à la demande du jeune ou de sa famille.

L’action de SOS Jeunes – Quartier Libre s’inscrit dans une logique préventive. Outre l’aide individuelle et l’accueil d’urgence de nuit, nous cherchons à agir sur les causes des problématiques en matière de jeunesse : décrochage scolaire, précarité, rupture, errance, fugue…

C’est précisément dans cette logique de prévention – et pour « sortir de nos murs » - que, depuis plusieurs années déjà, SOS Jeunes - Quartier Libre travaille sur la question scolaire en partenariat étroit avec deux écoles ixelloises, dans le cadre du projet « Service Etude ».

Ce travail en milieu scolaire part de plusieurs constats. De nombreux jeunes qui fréquentent nos services sont en décrochage scolaire partiel ou total. Fragilisés par leur contexte socioculturel d’origine, ils vivent des échecs successifs sans remédiation, des difficultés de compréhension entre leur famille et l’école ou encore, des relégations prématurées dans l’enseignement spécialisé. Autant de facteurs cumulés qui les poussent progressivement à décrocher de l’école et, à terme, à faire l’expérience de la rupture et de l’errance.

Pour prévenir le décrochage scolaire, SOS Jeunes – Quartier Libre propose des activités, en partenariat avec les enseignants, afin de redynamiser l’enseignement secondaire général technique et professionnel et de redonner aux élèves le goût d’apprendre.

Raymond Veriter - Président





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Billet d'humeur

NEET : le néant n’a pas d’avenir

Contraction de l’expression anglaise Not in Education, Employment or Training (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire), l’acronyme NEET désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi.
Vous imaginez aisément que, sans projet de vie, le jeune NEET n’a pas des dizaines de perspectives à long terme : on perçoit aisément les difficultés qui vont commencer à se présenter graduellement si le jeune ne parvient pas à sortir de ce « statut » qui
n’en est pas un. Les instituts de statistiques et les gouvernements ont commencé à s’intéresser à ce phénomène des NEET, car les autres données (telles que le taux du chômage ou le pourcentage de réussite des études ou même des échecs) ne rendent absolument pas pleinement compte de la situation des jeunes. Sans entrer dans les détails, on sait que la proportion de NEET chez nos jeunes a une furieuse
tendance à augmenter.
Les équipes de SOS Jeunes – Quartier Libre connaissent bien cet engrenage qui fait, petit à petit, qu’un sorti de l’école s’enlise. Plus de formation, pas d’emploi, pas de stage, il se replie sur lui et se démotive. On en vient ensuite à la dégradation de sa propre image et à la désaffiliation. On se doit d’agir en amont afin d’éviter de tomber dans l’engrenage des NEET. Parce que le néant n’a pas, soyons honnête, beaucoup d’avenir. Le projet « Un jour, demain ! », de notre Antenne ixelloise Quartier Libre, vise notamment à informer les jeunes de ce qui est possible après l’école. Il s’adresse à un public particulier qui est constitué de jeunes de sixième année de l’enseignement spécial. Que se passe-t-il après l’école ? Comment entrer dans la vie active ? Un DVD reprend des témoignages d’aînés, connus des jeunes, qui racontent leur parcours… Une série de témoignages qui doivent permettre aux jeunes de prendre leur propre envol, une fois l’école quittée.

Amicalement à vous !

1er janvier 2019