Edito


Depuis sa création, SOS Jeunes – Quartier Libre a toujours été pionnière en matière d’aide à la jeunesse. C’est ainsi que notre association fut, pendant des décennies, le seul centre d’accueil d’urgence 24h sur 24 pour jeunes en détresse à Bruxelles.

Confrontée à des défis, hélas, sans cesse grandissant chez les jeunes en termes de précarité, de ruptures, de décrochage scolaire, d’errance et d’insertion socio-professionnelle, SOS Jeunes – Quartier Libre met régulièrement en œuvre des projets concrets et innovants afin d’y répondre, tout en veillant à interpeller simultanément les pouvoirs publics.

Parmi ceux-ci : « le projet 17-25 ans : la majorité, un passage redouté » qui vient en aide aux jeunes majeurs en situation de grande précarité. Suite à la « crise », la situation des 17-25 ans ne cesse de se dégrader. Face à ce dramatique constat, l’objectif que nous poursuivons, avec d’autres associations actives sur le terrain, est de mettre rapidement en place de nouvelles pratiques innovantes et concrètes d’accompagnement de ces jeunes adultes en matière d’aide sociale et médicale, de formation, de logement, …..

Raymond Veriter,
Président





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Billet d'humeur

NEET : le néant n’a pas d’avenir

Contraction de l’expression anglaise Not in Education, Employment or Training (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire), l’acronyme NEET désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi.
Vous imaginez aisément que, sans projet de vie, le jeune NEET n’a pas des dizaines de perspectives à long terme : on perçoit aisément les difficultés qui vont commencer à se présenter graduellement si le jeune ne parvient pas à sortir de ce « statut » qui
n’en est pas un. Les instituts de statistiques et les gouvernements ont commencé à s’intéresser à ce phénomène des NEET, car les autres données (telles que le taux du chômage ou le pourcentage de réussite des études ou même des échecs) ne rendent absolument pas pleinement compte de la situation des jeunes. Sans entrer dans les détails, on sait que la proportion de NEET chez nos jeunes a une furieuse
tendance à augmenter.
Les équipes de SOS Jeunes – Quartier Libre connaissent bien cet engrenage qui fait, petit à petit, qu’un sorti de l’école s’enlise. Plus de formation, pas d’emploi, pas de stage, il se replie sur lui et se démotive. On en vient ensuite à la dégradation de sa propre image et à la désaffiliation. On se doit d’agir en amont afin d’éviter de tomber dans l’engrenage des NEET. Parce que le néant n’a pas, soyons honnête, beaucoup d’avenir. Le projet « Un jour, demain ! », de notre Antenne ixelloise Quartier Libre, vise notamment à informer les jeunes de ce qui est possible après l’école. Il s’adresse à un public particulier qui est constitué de jeunes de sixième année de l’enseignement spécial. Que se passe-t-il après l’école ? Comment entrer dans la vie active ? Un DVD reprend des témoignages d’aînés, connus des jeunes, qui racontent leur parcours… Une série de témoignages qui doivent permettre aux jeunes de prendre leur propre envol, une fois l’école quittée.

Amicalement à vous !

1er janvier 2019