Les Mineurs étrangers non accompagnés


Depuis plusieurs années, les travailleurs de SOS Jeunes-Quartier Libre sont fréquemment sollicités par des jeunes MENA, le plus souvent non demandeurs d’asile, orientés vers nous par leurs tuteurs, le service des tutelles ou par une rencontre dans la rue.

Ils reçoivent chez SOS Jeunes-Quartier Libre une aide adaptée à leur situation, qui peut aller de la prise en charge de leurs besoins primaires, à un suivi administratif juridique et social, en passant par une prise de contact avec leur famille d’origine.

Les MENA rencontrent beaucoup de difficultés quant à leur intégration sur le territoire belge, notamment parce que très peu de solutions leur sont offertes par les instances fédérales belges.

Pour répondre aux besoins de ces jeunes, SOS Jeunes-Quartier Libre est en perpétuelle réflexion afin de les accompagner au mieux dans leur parcours, notamment en les informant de la procédure à suivre en ce qui concerne la demande d’asile ou le droit de séjour. (Téléchargez le document explicatif sur les démarches des MENA).

D’autre part, SOS Jeunes-Quartier Libre travaille en partenariat avec d’autres associations impliquées dans cette thématique par le biais de la plate-forme "Mineurs en Exil. Cette plate-forme constitue un réel travail en réseau et permet aux organisations qui la composent de se rencontrer autour de thématiques liées à l’actualité des MENA. Ces réunions sont l’occasion de diffuser et de se tenir informé des diverses informations quant aux procédures à suivre, d’interpeller les pouvoirs publics en cas de violation des droits fondamentaux et de participer à l’élaboration de textes législatifs en soumettant des recommandations.

SOS Jeunes-Quartier Libre est également impliqué dans le projet MENAMO qui réunit 15 partenaires de l’aide à la jeunesse de Bruxelles. Il entend faire respecter pleinement les droits des mineurs non accompagnés en matière d’accueil, d’encadrement psycho-social, d’accès à la scolarité et de bien-être en général.

Ponctuellement, des actions sont entreprises autour de la problématique MENA comme, par exemple, l’exposition "Les cadets de nos soucis" ou la création du DVD "Mineurs en Exil", disponible à la demande chez nous. Cliquez ici pour visualiser le DVD en version française.

- Lire aussi l’article "Exil en mode mineur, terminus Bruxelles"

-  Lire aussi les articles du Soir :


- Ecoutez l’émission Tout autre chose de Monique Thyberghien sur la Première du mercredi 25 avril 2012 sur la plateforme MENAMO en cliquant ici

- Ecoutez le témoignage de Bylal, un jeune MENA venu de Lybie

- Visionnez le reportage diffusé au JT du 20 juin 2011 sur la RTBF au sujet des MENA.

- Voir la news du 27 août sur la plainte déposée par le LDH contre Fedasil

- Voir la ligne de temps de l’évolution du contexte institutionnel de l’accueil des MENA en Belgique.

- Contact & information auprès de l’équipe de l’Accueil 24h/24 : contact@sosjeunes.be

Ici, les photos sur le parcours d’un MENA prises en 2005, par Xavier Briké, suite à la recherche-action "Premiers contacts du MENA en Belgique" effectuée en 2004 - 2005 et financée par le Fonds Houtman.






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Billet d'humeur

NEET : le néant n’a pas d’avenir

Contraction de l’expression anglaise Not in Education, Employment or Training (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire), l’acronyme NEET désigne les jeunes de 15-34 ans, célibataires, qui vivent chez leurs parents, ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi.
Vous imaginez aisément que, sans projet de vie, le jeune NEET n’a pas des dizaines de perspectives à long terme : on perçoit aisément les difficultés qui vont commencer à se présenter graduellement si le jeune ne parvient pas à sortir de ce « statut » qui
n’en est pas un. Les instituts de statistiques et les gouvernements ont commencé à s’intéresser à ce phénomène des NEET, car les autres données (telles que le taux du chômage ou le pourcentage de réussite des études ou même des échecs) ne rendent absolument pas pleinement compte de la situation des jeunes. Sans entrer dans les détails, on sait que la proportion de NEET chez nos jeunes a une furieuse
tendance à augmenter.
Les équipes de SOS Jeunes – Quartier Libre connaissent bien cet engrenage qui fait, petit à petit, qu’un sorti de l’école s’enlise. Plus de formation, pas d’emploi, pas de stage, il se replie sur lui et se démotive. On en vient ensuite à la dégradation de sa propre image et à la désaffiliation. On se doit d’agir en amont afin d’éviter de tomber dans l’engrenage des NEET. Parce que le néant n’a pas, soyons honnête, beaucoup d’avenir. Le projet « Un jour, demain ! », de notre antenne ixelloise Quartier Libre, vise notamment à informer les jeunes de ce qui est possible après l’école. Il s’adresse à un public particulier qui est constitué de jeunes de sixième année de l’enseignement spécial. Que se passe-t-il après l’école ? Comment entrer dans la vie active ? Un DVD reprend des témoignages d’aînés, connus des jeunes, qui racontent leur parcours… Une série de témoignages qui doivent permettre aux jeunes de prendre leur propre envol, une fois l’école quittée.

Amicalement à vous !
Raymond Vériter, Président.

14 octobre 2015